![]() Des fonds nationaux pour sauver des entreprises privéesC'est ce que critiquent généralement les altermondialistes concernant le libéralisme tel qu'on le connaît maintenant : face à des problèmes importants, deux instituts de crédit vont recevoir de l'aide du gouvernement américain, alors que les États-Unis sont normalement le pays où
Privatiser les profits, nationaliser les pertes... Cette critique, apparemment simpliste, pourrait prêter à rire, mais il est difficile de dire qu'elle ne s'applique pas à Freddie Mac et Fannie Mac. Ils sont deux acteurs présents dans le monde du crédit qui, à eux deux, détiennent presque 50 % des créances aux États-Unis, ce qui représente 5 300 milliards de dollars. La crise des subprimes qui n'en finit pas de faire des dégâts pousse le Trésor à annoncer un plan de sauvetage. L'aide accordée consiste en une autorisation de crédits plus importante, l'achat d'action de ces deux sociétés, ainsi qu'un prêt de la FED. Le Trésor pourrait se porter lui-même au secours des deux sociétés en achetant les actions. Henry Paulson, Secrétaire au Trésor a justifié ces aides en déclarant que la disparition de ces deux entités auraient des conséquences encore plus graves sur le système financier. Il ne fallait donc pas rester sans rien faire en s'en remettant à la "main invisible" des marchés, doctrine habituelle de Washington. Même le Wall Street Journal, prestigieux quotidien économique de New York, en appelait à une aide de l'État pour sauver Mac et Mae.
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