![]() En Birmanie les médecins sont épuisésSelon un représentant de l’Unicef, Osamu Kunii, les services de santé birmans sont à bout de souffle, et le pire est à venir si l’arrivée de l’aide internationale ne se fait pas rapidement. Le cyclone Nargis, qui a ravagé une partie
À l’hôpital de Bogalay, l’une des villes les plus dévastées, les médecins sont épuisés et font tout ce qu’ils peuvent pour soigner les personnes blessées et malades qui s’y rendent chaque jour. Plusieurs d’entre elles souffrent de blessures au dos et aux membres. Si l’infection s’installe, les risques de septicémie augmenteront considérablement. On note aussi plusieurs cas de diarrhée et de déshydratation, ce qui fait craindre des épidémies. « On voit des gens boire de l’eau polluée, car ils n’ont rien d’autre (…) Il faut se préparer au pire des scénarios – la multiplication des cas de choléra, de paludisme et de dengue », a expliqué Osamu Kunii à Reuters. Selon lui, les hôpitaux sont à cours de tout ce qu’il faut pour bien soigner les patients : pansements, fil pour les points de suture, sang, antibiotiques, solutions salines pour les perfusions. « Il y a des patients dont on ne peut pas s’occuper correctement, tout simplement parce qu’il n’y a pas assez de médecins et de médicaments », a-t-il ajouté. Rappelons que la junte militaire freine considérablement l’aide internationale et ne semble pas prête à accepter l’aide des travailleurs humanitaires sur son territoire. De plus, elle veut gérer seule l’aide qui arrive, ce qui aggrave encore davantage la situation.
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