![]() La mort de Chantal Sébire fait réfléchir le gouvernementD'autres pays se sont penchés sur ce problème de l'euthanasie, et aussi du suicide assisté. En Suisse, par exemple, l'euthanasie active et le suicide assisté sont encadrés par des procédures très codifiées. Mais qui existent. Et l'on s'aperçoit que la police fait une enquête à postériori pour vérifier que toute la procédure a été suivie et qu'il n'y a pas eu détournement de l'acte à des fins meurtrières. En France, on en est à l'euthanasie passive, c'est-à-dire la fin de l'acharnement thérapeutique et le laisser mourir, mais sans administration de produit létal. Ainsi, dans le cas de Chantal Sébire, on lui avait refusé le droit de mourir, mais le juge avait proposé de la mettre en coma artificiel et de ne plus la nourrir ni l'hydrater. Le résultat est le même dans un cas comme dans l'autre. Tout cela est un peu hypocrite. Il faut maintenant que l'on prenne des décisions et qu'elles soient suivies d'actes. Car derrière ces souffrances, il y a des êtres humains qui n'en peuvent plus, et qui ne peuvent même pas disposer de leur vie comme ils l'entendent. On ne parle pas de suicide, on parle de finir sa vie dans la dignité avec un minimum d'égards. Le gouvernement va-t-il rester sourd ou va-t-il s'attaquer vraiment au sujet de la mort, si tabou?
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