Riccardo Ricco, qui a été contrôlé positif à l'EPO sur le Tour de France, a été libéré après avoir été mis en examen hier pour "usage et détention de substances vénéneuses", rapportent Reuters et l'AP.
"Cette mise en examen, prononcée par la juge d'instruction Élyse Yamani, est assortie d'un contrôle judiciaire comprenant notamment l'interdiction pour lui de rencontrer les membres et l'encadrement de la formation Saunier-Duval", a souligné Antoine Leroy, procureur de la République de Poix.
"J'ai dormi en prison et le magistrat a écouté tout ce que j'avais à dire", a déclaré Ricco au cours d'une entrevue à la chaîne de télévision italienne RAI après avoir été relâché. "Ils ont ensuite fouillé mon sac, mais ils n'ont rien trouvé, si ce n'est les vitamines habituelles que nous utilisons. Ils ont donc décidé de me renvoyer à la maison."
C'est sous la protection des gendarmes que le cycliste italien, souriant et accompagné de son amie de coeur, a quitté le Parquet de Foy. "Nous ne connaissons pas sa destination, mais il est libre de quitter le territoire français", a souligné le procureur Leroy. "Au cours de sa garde à vue et de son audition, Riccardo Ricco a contesté l'ensemble des faits qui lui sont reprochés", a ajouté le magistrat.
Selon le code de procédure pénale, le coureur risque, pour ces faits, une peine maximum d'emprisonnement de deux ans plus une amende maximum de 3750 euros.
"Au cours de perquisitions dans sa chambre d'hôtel de Narbonne, du petit matériel médical tel que des seringues a été découvert. Mais aucun produit dopant n'a été trouvé", a encore dit le procureur. De plus, les perquisitions qui ont été faites dans les véhicules techniques de son équipe jeudi soir n'ont rien donné.