Nombreux sont les amateurs d'armes en tout genre: armes à feu, armes blanches et répliques d'armes anciennes.
L'achat de ce type de matériel ne répond à aucune règle.
On peut aussi bien dénicher la perle rare dans une petite boutique d'antiquités qu'en surfant sur le net. La plupart des pièces que nous allons décrire dans cet article se trouvent dans des musées, mais force est de constater que certains collectionneurs futés en possèdent de beaux exemplaires qui font leur fierté. À leur attention, voici quelques lignes retraçant l'histoire des armes à feu concentrée sur une partie du Moyen Age.
L'invention de la poudre explosive viendrait de l'Asie, encore que certaines sources affirment qu'elle aurait été ramenée en Occident par les Grecs ou même, qu'elle aurait été découverte par les Arabes. Mais laissons de côté cette ardente polémique et centrons notre propos sur l'évolution des engins qui utilisèrent le mélange explosif.
Dans les temps les plus lointains, les Orientaux employaient des liquides incendiaires tel le naphte auquel ils eurent l'idée d'ajouter de la poix, de l'huile et de l'étoupe. Les Grecs du Bas-Empire perfectionnèrent la 'formule' et la baptisèrent 'feu grec', ou grégeois, sa particularité étant d'être pratiquement inextinguible.
Parmi les armes dérivées de cette innovation, on utilisait la lance à feu, qui permettait de tenir l'adversaire à bonne distance par contact direct ou par aspersion.
Vers le 14e siècle, on s'aperçut que l'adjonction de salpêtre aux mélanges incendiaires, formait un produit détonant qui occasionnait une force capable de projeter un petit javelot glissé dans un tube de métal creux. Cette première arme à feu fut baptisée Madfaa et l'on peut considérer qu'elle constitue le maillon intermédiaire entre la découverte des mélanges incendiaires et les armes à feu modernes.
Il est difficile de déterminer avec précision, l'époque où fut employé le canon pour la première fois, mais certains documents attestent qu'elle se situe autour de 1250. En ces temps, l'artillerie n'était employée que contre les murailles et les fortifications et non dans la perspective d'une utilisation sur l'homme. Ce n'est que plus tard, vers 1345, que les canons, très grossiers au départ, tirant des boulets de plomb ou de fer firent leur apparition. On les nommait alors; bombardes. Ils avaient une faible cadence de tir et nécessitaient énormément de poudre, jusqu'à 3/4 de la capacité de l'arme! Les canons ne cessèrent de se perfectionner et leurs concepteurs parvinrent, peu à peu, à régler les problèmes techniques de précision, de vitesse, de tir et surtout de recul.
C'est encore à cette époque, vers 1350, que l'on eut l'idée de fabriquer un petit canon portatif, ou bouche à feu, destiné à un seul tireur. Les essais, peu concluants, n'empêchèrent pas le concept de faire son chemin et l'on vit apparaître, dès 1400, les escopettes, premières armes à crosse grossière, appuyées sur l'épaule du tireur.
Mais c'est d'Espagne qu'arriva, au 15e siècle, en 1470 exactement, l'arme nouvelle qui allait bouleverser une nouvelle fois la technique guerrière: l'arquebuse à mèche.
Elle pouvait projeter des balles de pierre, de cuivre, de bronze de fer ou de plomb. Cette arme, bien connue, était tellement lourde qu'il était nécessaire d'utiliser une fourche (fourquine), afin de la soutenir. Bien qu'elle fut décriée pour son côté peu pratique, elle resta cependant en faveur jusqu'en 1700!
Le mousquet, plus léger et moins encombrant, permit de se passer de fourquine et d'équiper les cavaliers, ces légendaires mousquetaires, dès 1560. Les premiers pistolets, tirant leur nom de la ville italienne de Pistola, voient le jour en 1554. On eut l'initiative de raccourcir le canon et la crosse afin de rendre plus maniables les armes à feu de l'époque.
Quant à la bombe, elle nous vient des Pays-Bas. Un artificier eut l'idée de fourrer de poudre, un boulet creux doté d'une mèche. Celui-ci était fait de deux coquilles s'emboîtant parfaitement et maintenues ensemble par une tige filetée.
Les balles de plomb remplacèrent les autres types de balles dès 1600. C'est à partir de ce moment que les armes à feu ne vont cesser de s'améliorer pour arriver au degré de perfectionnement que l'on connaît actuellement.
Sur 400 ans, on passera allègrement du fusil à la mitrailleuse en passant par les armes chimiques, bactériologiques ou nucléaires et autres petites 'merveilles technologiques', à telle enseigne qu'on en arrive à se demander où s'arrêter a la folie destructrice de l'homme.