La profession d’avocat est soumise à des règles professionnelles strictes, les règles déontologiques, et à un statut de profession libérale et indépendante. Afin de se rapprocher de la profession de juriste, certains avocats optent pour exercer en tant qu’avocats juriste (également nommés « avocats exerçants en entreprise »). Cette mutation entraîne quelques conditions et modifications au métier dans sa forme initiale.
Le statut de profession libérale et indépendante se voit changer en statut proche de celui de salarié d’entreprise. Avec toutefois, la possibilité d’exercer les deux modes d’exercice de la profession, exercer en libéral d’une part et être salarié d’une entreprise de l’autre. L’avocat juriste assure les fonctions d’un juriste d’entreprise, fonctions juridiques au service de l’entreprise et non de ses clients, comme il est le cas dans le métier d’avocat. Ainsi, il n’exerce plus au bénéfice de clients, mais à celui de son employeur. Cependant, il ne peut plaider pour lui ni l’assister au barreau. Il gardera cependant le bénéfice de ses droits ainsi que de ses devoirs envers le conseil de l'ordre.
Au niveau déontologique, l’avocat juriste reste soumis aux mêmes règles professionnelles que ses confrères avocats, sauf celles qui n’ont plus de raison d’exister, n’étant pas adaptées à l’exercice en entreprise. (Soit par leur lien avec l’activité judiciaire qui n’a plus lieu d’être, ou avec les règles de l’exercice libéral de la profession.)
La profession d'avocat juriste est donc une possibilité d'ouverture professionnelle pour les avocats qui souhaiteraient évoluer dans leur parcours professionnel. Une opportunité pour nombre d'entre eux, une expérience à tenter pour d'autres, avec des risques moindres du fait de la possibilité de cumuler l'exercice en cabinet libéral avec l'exercice en entreprise.