L'éclairage urbain doit remplir plusieurs fonctions, qui peuvent même être contradictoires parfois. Un peu d'histoire tout d'abord. Le concept d'éclairage urbain n'a pas toujours été présent. Au Moyen-Âge, les villes n'étaient pas éclairées et on ne trouvait les torches qu'à des endroits précis, comme les portes de la ville, le sommet des tours des murailles, ou quand on cherchait à se déplacer.
De nos jours, l'éclairage est omniprésent et se sert de différents luminaires choisis par la Ville, ainsi que celui qui propose les projets. Le maître en la matière est l'architecte urbain. Les éclairages qu'il devra proposer sont de plusieurs types. Il y a par exemple l'éclairage classique, pour les rues et avenues. Il permet de s'y retrouver et remplis aussi des fonctions sécuritaires : éclairer une place permet de mieux se sentir en sécurité.
L'éclairage urbain peut aussi servir à la sécurité routière : il s'agit alors d'attirer l'attention sur des points précis, comme les lampes qui n'éclairent qu'un passage piéton ou un carrefour dangereux, afin que le conducteur puisse anticiper les dangers.
Enfin, l'éclairage urbain a aussi pour but de mettre en valeur la ville. Rendez-vous auprès d'édifices publics qui recèlent un intérêt architectural comme une ancienne mairie ou une église. Il n'est pas rare que ses façades soient mises en valeur grâce à des éclairages spéciaux.
Ces derniers temps, on cherche cependant à diminuer les lumières, ou du moins à mieux éclairer. Cette préoccupation vient de ceux qui trouvent dommage que toute cette pollution lumineuse nous a fait oublier qu'il y a un ciel étoilé à contempler, quand les lumières de la ville sont suffisamment basses pour ne plus cacher les étoiles.