La guerre d'Irak a été lancée en 2003, sous l'administration Bush. Le gouvernement des États-Unis se lança dans cette guerre préventive. Par guerre préventive, on entend l'attaque d'un pays ne représentant pas une menace à l'heure actuelle, mais pouvant potentiellement en représenter une, dans un avenir défini ou indéfini.
La guerre d'Irak fut lancée contre l'avis d'une majeure partie de la communauté internationale. La coalition est intervenue sans l'accord de l'ONU, au terme d'un ultimatum lancé au dirigeant en place, Saddam Hussein. La victoire formelle fut assez rapide, mais la stabilisation du pays ne réussit jamais, ce qui fait que l'on parle parfois d'un nouveau Viet Nam. Les forces américaines font face à un type de guerre contre lesquelles elles sont mal équipées, puisqu'il s'agit de guérilla et d'actes de terrorisme perpétré au sein de la population civile. Ce mode d'action entraîne de nombreuses bavures qui n'améliorent pas l'image de l'occupant dans le monde arabe et ailleurs. Les manifestations se multiplient, alors qu'une guerre civile qui ne porte pas ce nom couve.
L'Irak est, en effet, composé de plusieurs religions : l'Islam chiite et l'Islam sunnite, inégalement représenté au sein de la population. La précédente dictature maintenant ensemble ces groupes heterogènes, mais rien de probant n'a été véritablement prévu par l'administration Bush pour remplacer l'ancien gouvernement.
Cela explique pourquoi l'armée américaine est toujours sur place et que le Président demande souvent des rallonges budgétaires auprès du Congrès. Les rallonges multiples ont donné un coût exorbitant à cette guerre, plombant l'économie américaine et mettant ses comptes dans le rouge, alors que la balance était positive au moment de la fin de la Présidence Clinton.