Le philosophe allemand Frédéric Nietzsche a dit que, si la musique n'existait pas, la vie ne vaudrait pas la peine d'être vécue. Certaines personnes pourraient sans doute dire la même chose s'il n'y avait pas de fleurs sur la terre.
Cela dit, on peut distinguer au moins trois manières d'aimer les fleurs. Il y a celle qui consiste à les aimer au sein de la nature, quand le printemps se pare de toute la riche palette de ses couleurs et qu'elles recouvrent les champs, les bois et les prairies : marguerites, coquelicots, muguet, jonquilles, etc.
Vient ensuite l'amour que l'on met à les cultiver chez soi, dans son jardin. Cette fois, les fleurs dont il s'agit, appartiennent en général à des espèces plus civilisées et plus sages, comme les tulipes ou les dahlias par exemple.
Enfin, la troisième manière d'aimer les fleurs et en même temps la plus égoste, c'est de les aimer en bouquets, dans un vase, et de faire subir aux roses le destin que leur assigne Ronsard dans un célèbre poème : celui de ne vivre que l'espace d'un matin.