C'est le Docteur Parkinson qui donna son nom, en 1817, à cette maladie neurologique évolutive provoquant la dégénérescence progressive du système nerveux central.
La maladie de Parkinson touche indifféremment les deux sexes et se déclare le plus souvent entre 40 et 70 ans.
Elle occasionne la mort prématurée des cellules nerveuses contrôlant la motricité due à un déficit en dopamine, substance chimique nécessaire à la bonne transmission de l'influx nerveux.
Les symptômes annonciateurs de la maladie de Parkinson sont au nombre de trois :
- les tremblements qui se manifestent au repos
- la rigidité des membres
- la lenteur des mouvements.
Mais d'autres symptômes, comme l'atonie du visage, les pertes d'équilibre, les chutes fréquentes, la difficulté d'élocution ou une écriture illisible peuvent compléter le tableau clinique.
À un stade plus avancé de la maladie, des troubles cognitifs et de la démence peuvent survenir.
On diagnostique principalement la maladie de Parkinson aux symptômes qui l'accompagnent, mais seul un examen approfondi du cerveau, scintigraphie cérébrale, résonance magnétique ou scanner, peut établir le diagnostic avec une certitude absolue.
Les causes de la maladie de Parkinson sont inconnues.
Cependant, on avance soit une origine génétique soit des facteurs environnementaux (pollution, exposition aux métaux lourds, aux pesticides...).
Dans l'état actuel de la médecine, il n'existe aucun médicament efficace pour stopper la progression de la maladie. On peut juste agir sur les symptômes existants.
Un médicament est utilisé pour compenser le déficit en dopamine (le L-dopa, précurseur de la dopamine) mais il perd son efficacité après environ 5 ans de traitement et entraîne des effets secondaires indésirables.
En dernier recours, on peut implanter chirurgicalement des électrodes dans certaines régions du cerveau pour les stimuler.
Cependant, les espoirs sont permis, car de nombreux groupes de chercheurs tentent de mieux comprendre le mécanisme de destruction des cellules nerveuses impliquées dans le contrôle des mouvements.
Plusieurs pistes sont explorées parmi lesquelles la greffe de cellules ayant le pouvoir de produire de la dopamine, l'amélioration des performances des implants cérébraux ou la fabrication de médicaments de nouvelle génération.
Les traitements de kinésithérapie et le soutien psychologique permettent souvent au patient de conserver le plus longtemps possible une vie sociale acceptable.
Enfin, les familles touchées par le problème peuvent trouver du réconfort et des réponses à leurs questions auprès d'associations d'aide aux malades parkinsoniens.