Rejet de greffe traitements

De nos jours, on peut greffer à peu près n'importe quoi : de la greffe de moelle osseuse en passant par la greffe des cheveux, des cellules sanguines, du coeur, de la cornée, des cartilages, des os, des reins, etc. Cette
liste est loin d'être exhaustive.

De très sérieuses recherches, actuellement menées sur des rats, afin de mettre au point une greffe de neurones, laissent entrevoir de grands espoirs pour les paraplégiques. Mais si les premières tentatives de greffes remontent au XVIIe siècle, le problème majeur rencontré par les chirurgiens fut toujours le phénomène du rejet. En effet, le corps du receveur se défend naturellement contre le greffon, un peu comme il le ferait pour contrer une infection. Il se produit alors une réaction immunitaire au cours de laquelle les lymphocytes T, les antigènes et les anticorps vont se mobiliser pour organiser le rejet de l'intrus en le détruisant purement et simplement. Heureusement, la découverte des proprietes immuno-suppressives de la ciclosporine, cette substance extraite d'un champignon en 1972, a rendu possible les greffes à grande échelle.

On distingue 3 types de rejets de greffe consécutifs à une transplantation : Le rejet suraigu, foudroyant puisqu'il apparaît presque immédiatement après la transplantation. Les vaisseaux sont bloqués et privent ainsi le greffon de l'irrigation nécessaire à sa survie et à sa bonne tenue. Le rejet aigu se manifeste au bout de quatre jours environ. Le greffon est envahi par des cellules tueuses et un traitement est indispensable afin d'en contrecarrer les effets néfastes. Puis, finalement, le rejet chronique est la première cause de l'échec d'une greffe. Il survient progressivement, s'installant au fil du temps pour aboutir à la perte totale de la fonction de l'organe transplanté. On prévient les rejets par un traitement médicamenteux à base de produits immuno-suppresseurs et surtout, par une bonne analyse de la compatibilité entre le donneur de greffe et le receveur, sans quoi toute transplantation serait vaine.

Des centres de greffe s'occupent de la gestion des organes disponibles et s'assurent que les conditions de greffes soient optimales. Il n'en reste pas moins le problème de la pénurie d'organes, mais cela constitue un autre débat.


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