Le vêtement de tennis homme fait son apparition, outre-manche, dans les années 1874-1876. En fait, le vêtement pour homme réservé au tennis, c'est, à cette époque, le même que celui réservé au cricket. Pas de vêtement pour femme, dans ces années-là, puisque seuls les hommes pratiquaient le tennis.
Cette tenue n'était pas bien compliquée, mais pas bien pratique, puisque c'était la même que celle de ville: pantalon de toile, ceinture large de soie, chemise à manches longues, chapeau, chaussures de toile, et cravate obligatoire. Le tennis étant plutôt considéré comme un loisir à cette époque, on prend son temps. On prend même le thé entre deux changements de côté...
Le tennis en tant que sport de compétition ne voit le jour qu'en 1877. La tenue change alors: la casquette remplace le chapeau, on joue même tête nue, on retrousse les manches de la chemise, on adopte le pantalon de cycliste, avec des bas tout de même, car la jambe ne se découvre pas encore... Le short ne fera son apparition qu'en 1933 avec l'anglais Bunny Austin, pour ne se généraliser qu'après la Deuxième Guerre mondiale.
Pas de blanc dans les vêtements réservés au tennis, mais des rayures. Le blanc n'apparaît que dans les années 1890. Il s'imposera tant et si bien, qu'il en deviendra obligatoire. En 1912 par exemple, pour les premiers championnats du monde de tennis sur terre battue, la tenue blanche est de rigueur et le restera jusqu'en 1970.
Aujourd'hui, presque 100 ans après cette obligation de se vêtir de blanc pour les compétitions, que porte-t-on sur les courts ? On porte de tout, même des tenues classées parmi les plus extravagantes: Ann White (1985) et sa tenue moulante et même transparente en lycra blanc, Agassi (1992) et sa mode "grunge", et plus récemment Kuerten et ses T-shirts orange vif...
Si on recherche ce genre de vêtement en ligne, du côté des hommes, on trouve des shorts, des pantacourts, des t-shirts, des débardeurs, des polos et de la couleur. Le blanc n'est plus de rigueur. Du côté du vêtement pour enfants, c'est absolument la même tendance.
On peut cependant regretter que le blanc n'ait plus la primauté sur les courts... Il représentait davantage la pureté du sport, la rigueur, l'élégance, la classe, la fraîcheur, la netteté, il était vraiment synonyme de compétition, mais ce n'est qu'un avis parmi tant d'autres...