Le stress et la dépression, avérée ou latente, peuvent se matérialiser à travers l'anorexie ou la boulimie. Pour les adolescents, et notamment les filles, l'anorexie ou la boulimie sont également des moyens de refuser un corps qui est en pleine transformation. Mais quelle est exactement la définition de ces deux troubles du comportement alimentaire, de plus en plus courants ?
Pour les médecins, l'anorexie, au sens premier du terme, est une perte de l'appétit, qui est liée à des troubles organiques. Il s'agit d'un symptôme, et non d'une maladie en soi. TOutefois, par extension, lorsque l'on parle d'anorexie, on veut généralement désigner l'anorexie mentale. Dans ce cas, on ne peut pas parler de perte de l'appétit, mais de refus, conscient ou non, de s'alimenter. L'anorexie mentale peut mener à la malnutrition, et, si elle n'est pas traitée, à la mort. Pour venir à bout de l'anorexie, il faut impérativement entourer le malade des soins d'un psychologue, mais également d'un médecin et d'un nutritionniste.
L'anorexie se soigne sur le moyen ou long terme, et les rechutes sont fréquentes. Si le patient est bien entouré, les rechutes seront intégrées au processus de guérison, et ainsi, représenteront des étapes et non une régression.
La boulimie est souvent liée à un comportement de type anorexique, et vient comme une compensation malsaine des privations infligées. La boulimie reflète un malaise tout aussi préoccupant que l'anorexie mentale, et doit être traitée avec autant de soin.
Les causes de l'anorexie mentales ou de la boulimie sont complexes, et le temps est un atout indispensable pour pouvoir en démêler l'écheveau. Pour favoriser les chances de guérison, la famille doit détecter au plus vite les troubles du comportement alimentaire, et faire appel à des spécialistes qui ordonneront éventuellement une hospitalisation, s'il en est nécessaire.