Les troubles de l'alimentation sont des maladies chroniques. Cependant, un grand nombre de femmes, puisque c'est une maladie qui les affecte beaucoup plus que les hommes, réussissent à s'en sortir.
Selon les psychiatres, 50% des patientes guérissent définitivement, tandis que 20 à 30% rechutent. Mais même si ces dernières continuent d'avoir des obsessions face à l'alimentation, elles devraient éventuellement s'en sortir. Pour les autres, le travail est plus long, mais l'espoir demeure. Il est à noter que la motivation et l'état de santé physique et psychique sont en lien direct avec les chances de guérison.
Plusieurs femmes sont ambilaventes lorsqu'elles consultent. Lorsqu'elles se présentent, certaines expliquent, par exemple, qu'elles se sont évanouies ou qu'elles subissent des pressions de leur famille pour demander de l'aide. D'autres sont tellement mal en point qu'elles doivent être immédiatement hospitalisées pour être réalimentées progressivement. Mais une chose est certaine, ces femmes arrivent toutes avec une très grande souffrance intérieure. Les médecins examinent donc aussi si, à part la boulimie ou l'anorexie, il n'y aurait pas d'autres problèmes, tels les troubles anxieux ou la dépression.
Le traitement met à contribution les compétences de plusieurs professionnels de la santé: psychologues, ergothérapeutes, psychiatres, infirmières, travailleuses sociales, médecins et nutritionnistes. Les patientes seront au coeur de leur propre rétablissement. Elles doivent travailler, s'impliquer dans le processus de guérison et trouver la motivation pour se battre pour leur santé.
Les thérapies de groupe et les consultations individuelles avec les divers spécialistes sont des moyens employés dans le cadre du traitement de la boulimie et de l'anorexie. Dans certains cas, on ajoutera de la médication. Et, évidemment, apprendre à affronter ses émotions est primordial, car cela fait partie du processus de guérison.