Édicter une charte pour mettre en œuvre une action de tous les instants dans le problème des inégalités entre hommes et femmes a été une tâche ardue. En France, le ministre responsable de l’égalité a travaillé pour cette charte qui englobe de nombreux domaines de la vie quotidienne.
Celle-ci s’articule autour de cinq directions d’actions. En premier lieu, le domaine de la politique et l’accès aux prises de décision. Certainement un des domaines des plus immobiles et jaloux de ses privilèges. Vient ensuite l’égalité professionnelle. Là aussi, à compétences égales, une femme a un moins bon salaire qu’un homme. Certains dirigeants d’entreprises, malgré la loi, continuent à pratiquer des salaires supérieurs pour les hommes. Une autre direction est le respect de la dignité humaine qui rejoint celle du droit des enfants. Les cas de femmes battues en sont l’exemple le plus marquant.
D’une manière plus générale, les deux dernières directions que sont l’articulation des temps de la vie - professionnelle, sociale, civique et personnelle familiale - et la solidarité européenne et internationale mettent en cause le mal qu’ont les femmes à conjuguer leur vie professionnelle avec les impératifs du foyer et aussi l’action qu’il faut mener entre les pays de l’Union Européenne.
Cette charte a fédéré de nombreux acteurs dès ses débuts et donne lieu annuellement, au printemps, à un bilan d’action. Des progrès significatifs ont été relevés en matière de droits. Le site travail-solidarite.gouv donne de plus amples détails sur l’action, qui est menée au quotidien, des différents groupes de travail.