La violence conjugale est un problème dont il est difficile de parler. Pendant longtemps, ce "problème" relevait du foyer. L'État ne s'y penchait pas et c'était encore une époque où les relations entre hommes et femmes n'étaient pas encore marquées du sceau de l'égalité. La femme restait sous l'emprise de son mari.
Il faut faire attention, la violence conjugale a plusieurs visages. Il ne s'agit pas seulement de coups portés, car il y a plusieurs moyens pour le mari d'assurer sa domination sur la femme. Les mots peuvent être blessants et visant à sans cesse rabaisser la femme, voire à la menacer. Le mari peut aussi forcer sa femme à avoir des relations sexuelles, ce qui tourne à l'abus. Et il y a bien sûr le contrôle économique de la femme, pour s'assurer qu'elle ne dispose d'aucune ressource en propre.
Il faut se méfier des idées reçues qui peuvent nous faire passer à côté de véritables tragédies humaines. Ainsi, ce n'est pas que dans les familles étrangères ou avec peu de moyens que l'on retrouve la violence conjugale. Ce mal est universel et transcende toute la société.
Heureusement, petit à petit, les langues se délient et des associations se mettent en place pour lutter contre la violence conjugale. Cela avait été un des thèmes de la campagne présidentielle, la candidate Royal assurant que sa première loi viserait à lutter contre ce type de violences.
Pour quitter cette soumission, cela demande beaucoup d'efforts, car beaucoup de femmes se retrouvent dans l'incertitude et ne savent plus vers qui se tourner. Heureusement, des associations existent pour leur assurer une protection : Agena ou SOS Violence, en privé, peuvent vous aider.