Si vous vous êtes déjà rendu dans une pépinière, ou plus simplement dans une jardinerie, vous avez sûrement remarqué que les formes des arbres fruitiers sont multiples. Les principales formes fruitières se classent, en effet, en quatre catégories. Les formes en volume, dites naturelles, plus ou moins arrondies, qui ne nécessitent que des élagages périodiques, les semi-dirigées, dites creuses, qui nécessitent l’intervention humaine pour maintenir la forme, les formes plates ou artificielles, palissées sur treillage ou sur fil de fer et les haies fruitières.
Dans la première catégorie, on trouve les arbres à haute-tige, les arbres demi-tige et les arbres basse-tige. Ce n’est que la longueur des troncs qui les différencie : 2 m environ pour les premiers, 1,20 m à 1,40 m pour les seconds et environ 1 m pour les derniers. Toujours dans cette catégorie, on trouve aussi des formes plus particulières, comme les arbres buissonnants et les arbustes-touffes : noisetier, groseillier, framboisier. Les pyramides aussi, les fuseaux et les quenouilles.
Dans la catégorie des formes semi-dirigées, on a affaire à des formes beaucoup plus originales. Cela peut aller du gobelet au bateau, en passant par le vase, le liseron ou fleur de liseron, ou encore la toupie, peu courante aujourd’hui.
Les formes artificielles sont le domaine des cordons et des palmettes. Cordons horizontaux à un bras, à deux bras, cordons verticaux ou obliques. Palmettes en U, à branches obliques ou horizontales, tridents aussi, candélabres, croisillons ou losanges, encore.
Enfin, dans la dernière catégorie, on distingue plusieurs formes de haies. L’arcure Lepage, qui porte le nom de son initiateur. La haie Bouché-Thomas, du nom de son concepteur. La haie de cordons Ferraguti, le système Pilar, et la haie « à la Diable ».
Toutes les formes d’arbres fruitiers sont susceptibles d’entrer au jardin ou au verger. Après, c’est une question de taille du verger, d’exposition aussi, et de facilité d’entretien, surtout.