Les consommateurs le constatent tous les jours, au moment de faire leur plein d'essence : le prix du pétrole a connu ces derniers mois une hausse spectaculaire. Il atteint en effet actuellement le prix record de 130 $ le baril sur les marchés boursiers. Du jamais vu ! Face à cette situation inquiétante, la recherche d'énergies alternatives suscite un intérêt grandissant. C'est le cas, parmi un certain nombre d'autres solutions, de l'énergie éolienne.
L'énergie éolienne présente deux avantages majeurs. Tout d'abord, elle n'est pas polluante, puisqu'elle ne rejette aucun résidu, gaz ou autre, dans l'atmosphère. Ensuite, elle offre l'immense intérêt de reposer sur une ressource qui est en elle-même inépuisable, à savoir le vent. Ses inconvénients, en revanche, sont de deux ordres. Il y a d'une part la "pollution" visuelle que peuvent constituer dans le paysage des champs de centaines d'éoliennes. D'autre part, l'énergie éolienne produit uniquement de l'électricité, ce qui laisse de côté le problème du remplacement du pétrole pour les voitures, par exemple.
Néanmoins, en dépit de ces quelques problèmes, l'énergie éolienne n'en demeure pas moins une très bonne solution d'avenir, pour faire face à la disparition prévue des ressources pétrolières. En Europe, c'est l'Allemagne qui est le leader de la production d'électricité éolienne. Elle est même leader mondiale du secteur, avec une production annuelle de 22 000 MW.
En comparaison, la production d'électricité en France par éoliennes ne s'élève qu'à un peu plus de 2,5 MW, ce qui est dix fois moins que son voisin allemand. Toutefois, le développement de cette nouvelle énergie connaît un accroissement considérable dans tous les pays développés, et pourrait représenter 30 % de la consommation d'électricité aux environs de 2040.