Enfants  jeunes footballeurs africains et l'esclavage

Enfants jeunes footballeurs africains et l'esclavage

Le 20 novembre 1989, l’ONU adopte un texte d’une extrême importance : la convention internationale des droits de l’enfant. Au sens de la dite convention, un enfant s’entend de tout être humain âgé de
18 ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt, en vertu de la législation applicable dans son pays d’origine.

Celle-ci assure et garantit, à tout enfant de la planète, toute une batterie de droits qui les protègent. Ce sont entre autres : l’accès à une éducation de base, aux services de la santé, aux loisirs, au repos… Les parents ou les tuteurs sont tenus de pourvoir aux besoins de leurs enfants jusqu’à l’âge de 18 ans. Ils doivent aussi subvenir à son entretien, son éducation et son bien-être. Il y a eu, certes, des progrès timides enregistrés, mais beaucoup reste à faire dans ce domaine.

En Afrique, continent où le football est quasiment une religion, la réussite au plus haut niveau de quelques stars actuelles du football mondial, telles que Didier Drogba, Samuel E’too Junior, Yahia Touré, Aruna Dindanne, El Hadji Diouf, Michael Essien, pour ne citer que ceux-ci, fait rêver des dizaines de milliers de gosses, en particulier ceux subsahariens.

Des milliers de parents poussent leurs rejetons à embrasser une carrière de footballeur, les confiant à certains agents, sans foi ni loi, qui ne pensent qu’à s’enrichir, et qui dans la majorité des cas, traitent ces enfants, pire que des bêtes. Ainsi, à moins de dix-huit ans, bon nombre d’entre eux se trouvent balancés dans un pays loin de chez eux, ne parlant aucune autre langue. Certains sont maltraités, affamés, exploités, sous payés, maquant de toute règle élémentaire d’hygiène, entassés par demi douzaines dans une chambre, bref, dans des conditions inhumaines.

Ces garçons, on en voit beaucoup dans les grandes villes maghrébines qui sont séparées de l’Europe, l’Eldorado, que par un bout de mer. La majorité de ces jeunes, se trouvant abandonnés à eux-mêmes, et sans ressources fixes, travaillent au noir ou font carrément la manche, soit encore, versent dans la délinquance et, sont de ce fait perdus pour le football. Que de rêves ont été brisés…

Ce ne sont là que des nouvelles formes d’esclavages contemporaines et plus accordées à notre temps. Il y a aussi des parents qui sont coupables, n’hésitant pas à réduire leur progéniture à de simples robots réglables, analphabètes, obéissant à certains ordres, et n’ayant pratiquement pas de vie familiale normale, les privant d’instruction, de temps de repos et de loisir.

Ce genre de ‘commerce’ parfois lucratif, échappe très souvent aux lois, par le vide ou le manque spécifique sur le problème, et il risque de générer des répercussions graves sur la santé de l’enfant. Ce dernier est, comme énoncé par l’article 31 de la dite convention, usurpé de tout repos, de tout loisir, privé de temps de jeu et d’activités récréatives propres à son âge.

Le fait de promulguer des lois (ONU et FIFA) est une bonne chose, mais il faut impérativement passer à l’étape suivante : leur application stricte. Présentement, rien n’est fait pour la protection des enfants footballeurs de moins de huit ans en Afrique subsaharienne.

Rédacteur : Dali
Publié le : 2008/05/14 11:36
Tags :
     
Connexes à cet article :
Moteur de recherche