Les fausses couches spontanées, appelées également avortements spontanés, désignent la perte du produit de conception avant sa viabilité. Sur le plan médical, le foetus est viable après la 20e semaine de grossesse. Ce terme désigne donc les échecs de grossesse survenant avant ce terme, ou lorsque le poids du foetus est inférieur à 500 grammes.
Plus des deux tiers des fausses couches, survenant durant le premier trimestre de grossesse, sont dus à des altérations génétiques, et principalement des anomalies chromosomiques, entrainant des malformations sévères incompatibles avec la vie. D'autres causes peuvent être à l'origine des pertes de grossesses précoces: comme les malformations utérines ou certaines maladies métaboliques.
La survenue d'un échec de grossesse ne compromet pas les possibilités de grossesses ultérieures, cependant, chez un nombre réduit, mais significatif, cela se reproduit: on parle alors d'avortements spontanés à répétition ou fausses couches répététes, définies par la survenue d'au moins 3 fausses couches successives. Les causes génétiques sont beaucoup moins impliquées dans ce cas de figure, mais 3 à 6% des parents, souffrant de fausses couches à répétition, sont porteurs de remaniements génétiques à l'origine des pertes de grossesse.
La survenue d'une perte de grossesse est une épreuve assez dure pour les parents, bien qu'il ne faut souvent la considérer que tel un accident de parcours. Un suivi psychologique est parfois indiqué aux mamans pour les aider à surmonter cette épreuve et faire le deuil de leur perte, mais de les préparer également à la future grossesse.