Si vous rêvez de croisières à bord de grands voiliers, alors réservez-vous quelques jours entre le 4 juillet et le 15 juillet 2008. C’est en effet à cette période, que se déroulera à Rouen, du 5 juillet au 14 juillet, la cinquième édition de rassemblement des grands voiliers.
La première édition de grands voiliers qui a commémoré le bicentenaire de la Révolution de 1789, date de 1989 et portait le nom de Voiles de la Liberté. Vingt et un voiliers y participaient, dont 3 français : le Belem, un trois-mâts barque, le plus ancien trois-mâts au monde apte à la navigation, la Belle Poule et l’Etoile, deux goélettes construites en 1932. Depuis, trois autres éditions ont eu lieu.
- En 1994, l’Armada de la Liberté qui fêtait le 50e anniversaire du débarquement allié en Normandie. Six millions de visiteurs ont honoré de leur présence, les quelques 50 bâtiments, grands voiliers, navires et bateaux de guerre et vieux gréements.
- En 1999, la 3e édition portait le nom d’Armada du Siècle et elle commémorait la fin du deuxième millénaire. Etaient présents à cette édition, les plus beaux et les plus grands voiliers du monde bien sûr, mais aussi les plus belles unités des marines nationales de nombreux pays. Huit millions de visiteurs s’y sont pressés.
- En 2003, la 4e édition de rassemblement des grands voiliers de Rouen a accueilli 9 millions de visiteurs. Trente-quatre navires y participaient. Parmi ceux-ci, on pouvait remarquer 11 navires français.
Et en 2008, édition pour laquelle sont attendus 12 millions de visiteurs, il y aura beaucoup de voiliers et de voiles, en conséquence, 30 voiliers exactement, venus de tous horizons. Comme la Frégate Grand Turk de 46,3 m de long, copie conforme d’une frégate anglaise de la fin du 18e siècle. Comme le Shabab Oman, un trois-mâts goélette à coque bois de 53 m de long, appartenant au Sultanat d’Oman. Ou bien encore comme l’Eendracht de 58 m de long, venu tout droit de Rotterdam, en Hollande. C’est un voilier qui part régulièrement en haute mer de mai à septembre, assurant des croisières sur les eaux d’Europe du Nord et assurant également des courses.
On peut rêver devant ces voiliers, mais en envisager l’achat fait partie de l’utopie. Ils sont le plus souvent la propriété de fondations, de marines militaires, de compagnies, d’écoles ou d’académies navales, ou encore d’écoles de marines marchandes. Mais il arrive, et c’est exceptionnel, que ce soit un armateur qui en soit l’heureux propriétaire.