L'histoire est simple avec deux policiers dans deux services différents, amis de toujours. Et pour cause, ils sortent tous deux du séminaire et sont revenus à la vie civile pour mieux servir dieu chacun à leur manière.
Tout bascule le jour où l'un d'eux se suicide, mais en réchappe et reste dans le coma. Dès lors, pour l'autre l'enquête commence, difficile et labyrinthique. Un tueur en série initié par le diable vient fourrer sa main partout et le policier doit écumer l'Europe pour arriver à recoller les morceaux du puzzle et conclure sur un épilogue étonnant.
Jean-Christophe Grangé nous a déjà gratifiés de son talent avec "Les rivières pourpres" et là encore, l'enquête est fouillée et pleine de rebondissements. Un gros travail de recherche a dû être fait, puisque l'on côtoie le Vatican et ses arcanes mystérieux, un service de recherches en Pologne mû par d'autres prêtres et bardé de nouvelles technologies, et enfin, les services de police dont les rangs ne manquent pas de fins limiers.
Au-delà du polar est abordée la question du rapport entre l'église et le mal, ainsi que la personnification du côté noir de l'homme. Car, si le malin n'a pas fait de pacte avec les humains, il faut reconnaître que par bien des actes atroces, l'homme arrive à porter le mal à des niveaux très hauts. De là, à penser que le diable existe, il n'y a qu'un pas que le roman franchit allègrement.