Il y a la souffrance physique et il y a la souffrance psychologique. La première se voit, la seconde est insidieuse et invisible. Un enfant qui souffre de douleur physique est généralement soigné, dorloté et, quelques jours plus tard, prêt à repartir vers de nouvelles aventures. Mais qu'en est-il d'un enfant qui est mal dans sa peau, qui vit des sentiments d'angoisse, d'abandon, de rejet?
Il faut être à l'écoute de la souffrance psychique chez l'enfant. Souvent, après les parents, ce sont les enseignants qui remarqueront des manifestations démontrant une douleur psychique. Rarement les enfants exprimeront verbalement une demande d'aide. Ils ne se plaindront pas et n'attireront pas l'attention sur leur état. Un enfant turbulent, nerveux, agité sera envoyé chez le pédiatre pour recevoir un traitement apaisant. Celui qui est apathique, triste sera perçu comme dépressif et il recevra un médicament approprié. Mais les comportements dérangeants des enfants ne sont pas toujours perçus correctement. Il peut s'agir d'un mal-être, d'un signe de détresse. Malheureusement, les enseignants n'ont pas toujours la formation nécessaire pour détecter ce signal.
Vous pensez être en présence d'un enfant souffrant de détresse psychologique? Une consultation chez un psychologue est essentielle. On croit à tort que les jeunes enfants n'ont pas d'idées suicidaires, mais cela arrive. Un enfant qui a une grande impulsivité, qui démontre de l'agressivité, de l'irritabilité, de l'anxiété, un enfant qui pleure souvent, qui est facilement préoccupé, qui a peur de l'échec et qui manque d'attention et de concentration sont des signes qu'il faut prendre en considération.