La vie de Vincent Van Gogh recèle un paradoxe bien connu. Comment cet artiste-peintre a-t-il pu à ce point être ignoré, voire ridiculisé, de son vivant, au point de n'avoir jamais vendu aucune toile, alors qu'il est universellement admiré de nos jours ? Ou plutôt, par quel étrange mystère sa peinture, qui nous paraît d'une telle évidence, d'une telle luminosité aujourd'hui, a-t-elle pu être à ce point incomprise par la plupart de ses contemporains ?
Pour répondre à ce genre de questions et pour mieux comprendre le destin unique que fut celui de Van Gogh, il est sans doute bon, si on aime cet artiste, de lire une ou plusieurs des nombreuses biographies qui lui ont été consacrées. On constatera alors à la lecture de ces ouvrages combien la vie de Van Gogh fut marquée par une passion unique et dévorante : l'amour exclusif de la couleur, au point qu'il lui sacrifia tout, jusqu'à sa raison et sa vie.
Si le livre qu'Antonin Artaud a consacré au célèbre peintre hollandais, "Van Gogh ou le Suicidé de la société", n'est pas à proprement parler une biographie, il n'en est pas moins très précieux pour comprendre en profondeur la démarche esthétique et la psychologie de Vincent Van Gogh. Et Artaud n'était-il pas, en effet, le mieux placé pour comprendre de l'intérieur ce destin, lui qui fut, comme Van Gogh, interné en hôpital psychiatrique ?
Mais il existe maints autres livres dédiés à l'oeuvre et à la vie de Van Gogh. On peut citer, entre autres, le livre de Dieter Beujean, "Vincent Van Gogh : vie et oeuvre", ou encore le bouquin de Jean-Clet Martin, "Van Gogh ou l'Oeil des choses".