Qu’elle se nomme Charlotte, Ostara, Bintje, Roseval ou Sirtema, la pomme de terre peut être, au cours de sa croissance, victime de maladies. Parmi ces maladies de la pomme de terre, il en est une que les agriculteurs et les jardiniers redoutent plus que tout, c’est le mildiou de la pomme de terre.
C’est vrai que, parmi les variétés de pommes de terre, certaines sont plus sensibles que d’autres au mildiou, comme la Bintje, la Belle de Fontenay, ou encore la BF 15. On peut toujours s’orienter vers d’autres variétés, mais enfin, quand le mildiou attaque, on sait que les ravages vont être importants. Le mildiou de la pomme de terre n’a-t-il pas occasionné de terribles famines, en Irlande, dans les années 1840-1845?
Le mildiou est une maladie qui attaque d’abord les feuilles, puis les tiges des pommes de terre, allant jusqu’à les détruire complètement, en l’espace de quelques jours. L’attaque de ce parasite microscopique se manifeste par l’apparition de taches jaunes et brunes et de moisissures, suivies d’un flétrissement et d’un dessèchement de la feuille. Les tiges noircissent également. Ensuite, la maladie diffuse dans les tubercules qui, à leur tour, pourrissent et, de ce fait, deviennent tout à fait impropres à la consommation.
Que faire contre le mildiou de la pomme de terre? Traiter, bien sûr, mais avant l’apparition de la maladie, à titre préventif. Pour être sûr d’échapper à cette maladie, on conseille de commencer un traitement adéquat, de la bouillie bordelaise par exemple, dès la fin du mois de mai, et de le renouveler tous les quinze jours, en veillant à traiter également le dessous des feuilles.