Notre corps a besoin de corps gras, et ce, même lorsque notre sang est surchargé de cholestérol. Nous ne devons pas adopter un régime trop pauvre en graisses sous peine de risquer de graves carences. Notre corps ne sait pas fabriquer lui-même certaines substances qui lui sont pourtant essentielles. Parmi elles, les vitamines, les oligoéléments et les acides gras.
Ce sont les corps gras qui apportent à l'organisme ces acides gras essentiels. Les graisses alimentaires sont indispensables à la bonne marche de toutes nos cellules. En effet, les parois cellulaires sont constituées, en grande partie, de lipides. Si nous en mangeons trop peu, elles n'arrivent plus à se reconstituer correctement et deviennent rigides et imperméables. Les échanges entre les cellules se font de plus en plus mal, et les fonctions organiques ralentissent. Les effets ne sont pas immédiatement visibles, mais lorsqu'ils se manifestent, c'est souvent trop tard. Le cerveau, entre autres, est un gros consommateur de graisses.
Comment faire lorsqu'on dispose d'un organisme animé d'une fâcheuse tendance à fabriquer trop de cholestérol? Il faut apprendre à choisir les graisses que l'on consomme. Certaines graisses entraînent notre organisme sur la mauvaise pente, alors que d'autres l'aident à restaurer l'équilibre entre le bon cholestérol et le mauvais. Il ne faut pas oublier qu'en règle générale, dans les pays occidentaux, nous mangeons trop de graisses. Il est donc possible de diminuer la ration lipidique quotidienne. De 15 à 20% de corps gras représentent une moyenne raisonnable.
Avant la ménopause, les femmes sont moins sujettes aux maladies cardio-vasculaires; comme elles sont relativement bien protégées, elles ont donc moins à se préoccuper de l'effet des graisses alimentaires sur leurs artères. Cependant, elles sont généralement plus soucieuses de leur ligne, ce qui les entraîne à surveiller, elles aussi, l'apport lipidique dans leur alimentation. Mais, comme les hormones féminines jouent un rôle protecteur naturel, le risque de maladies cardio-vasculaires chez les femmes augmente après la ménopause. Avec le tarissement de ces hormones, l'effet protecteur s'atténue puis disparaît.