Ne pouvant pas se permettre d’être victimes des caprices de dame nature en raison du tourisme, plusieurs stations de ski font usage de neige artificielle, également appelée neige de culture. En fait, en France, la moitié des stations de ski, soit 188 d’entre elles, ont recours à la neige artificielle. C’est donc dire que même en temps de faibles précipitations au sol, ces stations sont bien équipées pour recevoir les visiteurs qui ont réservés des semaines, voire des mois à l’avance.
Comment faire de la neige artificielle? Des gouttes d’eau sont pulvérisées avec de l’air assez froid pour permettre que les gouttes gèlent, avant leur arrivée au sol. La pression d’injection de l’air se situe entre vingt et quatre-vingts bars. Cet air est ensuite détendu, ce qui a pour effet que les fines gouttelettes d’eau se transforment en flocons. Des températures se trouvant aux environs de -10 degrés Celsius facilitent la fabrication de cette neige, mais près du point de congélation, c’est une autre histoire. Dans le passé, pour pallier à cet inconvénient, des additifs étaient utilisés dans l’objectif d’élever la température de congélation de l’eau.
Non seulement la température a un impact sur l’efficacité des canons à neige, mais également le taux d’humidité dans l’air. Ainsi, plus le taux d’humidité est élevé, plus la température doit être froide. En ce qui concerne les équipements utilisés dans la fabrication de la neige de culture, deux options sont disponibles. D’une part, il y a des modules basse pression et d’autre part, des modules haute pression. Dans le premier, un seul compresseur sert à dispenser l’eau à des gicleurs. Ces gicleurs portent le nom de nucléateurs. Sorti du gicleur, le jet d’eau actionne une turbine. C’est cette turbine qui permettra que le jet d’eau soit modifié en de fines gouttelettes, contrairement aux modules basse pression, les modules haute pression comportent un gicleur pour chaque compresseur.
La neige de culture ne ressemble guère aux flocons de neige. Ils se présentent plutôt sous la forme de grains. Cela s’explique par le fait qu’à la sortie des canons à neige, les gouttelettes d’eau demeurent moins de 15 secondes en suspension dans les airs alors que la neige naturelle prend dans certains cas de nombreuses minutes avant d’atteindre le sol.