L'arrêt des règles arrive pour une raison bien évidente. Elles n'ont plus de raison d'être à partir du moment où les ovaires ont cessé de produire des ovules fécondables.
Les règles servent à évacuer les ovules non fécondés et nichés sur la muqueuse utérine en attente d'un spermatozoïde. Lorsque l'ovule ne rencontre pas l'hôte tant espéré, l'oeuf finit par être expulsé en même temps que le sang qui gonflait la muqueuse. Peu à peu, l'activité ovarienne ralentit, et les règles commencent à s'espacer. Par contre, le tarissement des règles ne se fait pas toujours de façon régulière et progressive.
Chez certaines femmes, les saignements sont abondants et tournent à l'hémorragie. Il faut, bien entendu, consulter un médecin aussitôt que les règles deviennent anormales, voire anormalement abondantes, afin de vérifier s'il n'existe aucune cause organique. Peut-être cela peut être dû à la présence d'un fibrome qui a passé inaperçu jusqu'à aujourd'hui. Parfois, les saignements sont associés à une sensation fréquente d'uriner lorsque le fibrome est mal placé ou à une sensation de lourdeur dans le ventre.
Les métrorragies sont des saignements qui surviennent en dehors des règles. Encore dans ce cas, il faut consulter un médecin, car les causes peuvent être diverses, soit un simple kyste ou un début de tumeur. Ils peuvent aussi être le signe d'un cycle sans ovulation. Enfin, ces saignements peuvent être dus à une hormonothérapie de substitution mal dosée.
L'absence des règles est normale lorsque la ménopause est complètement installée. Si elle survient trop rapidement, il est plus prudent de consulter. L'aménorrhée (nom officiel), peut être due à un problème dans le poste de commandement hormonal (hypophyse et hypothalamus) ou à un trouble dans le fonctionnement de l'utérus lui-même.
Dans les ménopauses précoces, l'aménorrhée se manifeste parfois dès 40 ans, mais elle est précédée d'une préménopause au cours de laquelle les signes habituels se manifestent telles les bouffées de chaleur, troubles du sommeil et de l'humeur.