Pas besoin d’aller dans le Grand Nord canadien, ou dans le nord de l’Europe, pour trouver des espèces d’oiseaux en voie de disparition! Chez nous, en France métropolitaine, certains le sont aussi. Justement, quels sont ces oiseaux qui se font de plus en plus rares?
Citons, en exemple, le butor étoilé. C’est un échassier, de la même famille que les hérons et les aigrettes, qui vit dans les zones humides, comme les étangs, les marais, les marécages ou les rives de lacs. En fait, son lieu de prédilection, ce sont les roselières, c’est-à-dire les bordures végétalisées des zones d’eau peuplées de roseaux, notamment. En France, donc, c’est devenu un oiseau rare. Rare, parce que sa population n’est estimée qu’à 200 couples environ, alors qu’en 1968, on en comptait 500 couples. C’est, d’après l’avis d’ornithologues, une des espèces d’oiseaux les plus menacées en France, à cause de la disparition progressive des roselières, justement.
Mais pour chercher un oiseau menacé de disparition, il ne faut pas aller loin parfois. Il suffit de répertorier les petits oiseaux dans son environnement proche. Et là, triste constat! La régression est générale. Ainsi, la population de rouges-gorges a diminué de 20%. Le chardonneret se fait très rare, ainsi que la mésange charbonnière. La grive musicienne a vu sa population se réduire de moitié au cours des trois décennies passées. La tourterelle des bois et le bouvreuil sont, à moyen terme, menacés de disparition. Même le moineau domestique est concerné.
Que seront devenues, dans 50 ans, toutes ces espèces de petits oiseaux qui nous étaient si familiers, qui vivaient au milieu de nous, tous ces petits passereaux qui peuplaient nos campagnes, que nous repérions à leur chant et dont nous connaissions parfaitement le mode de vie? Peut-être ne seront-ils plus présents qu’en animalerie, en cage, tels des oiseaux rares, ou pire encore, peut-être auront-ils complètement disparu de notre terre? À moins que les méthodes agricoles ne changent d’ici là! On peut rêver...