Envisager une opération telle que la rhinoplastie ne peut se faire que dans trois cas bien précis.
Pour une raison fonctionnelle, d’abord. Il arrive, en effet, que certaines personnes souffrent de difficultés respiratoires dues à une déviation de la cloison nasale. Un tiers des rhinoplasties réalisées le sont, pour cette raison. Parfois, le chirurgien y associe un geste esthétique, parce qu’il juge que cela pourra améliorer davantage le confort du patient, alors on parle de rhinoseptoplastie. Cet acte médical est, dans ce cas précis, entièrement pris en charge par la sécurité sociale. Il arrive aussi que le patient profite d’un nez dévié pour y associer, de son propre chef, un geste esthétique. Dans cette situation, on ne parlera plus que de prise en charge partielle.
Pour une raison accidentelle ou traumatique, ensuite. C’est le cas notamment, pour une réparation de la valve nasale, ou pour une fracture du nez, nécessitant une réparation de sa forme et de sa fonction. Cette opération demande une hospitalisation dans un service spécialisé. Un service de chirurgie maxillo-faciale semble le mieux adapté.
Et enfin, pour une raison essentiellement esthétique visant à remodeler le nez, dans le but de le rendre plus naturel, et en totale harmonie avec le reste du visage. 60 % des opérations de rhinoplastie concernent l’esthétique pure et sont complètement à la charge du patient.
Une opération de rhinoplastie peut s’envisager dès la puberté achevée, jusqu’au-delà de 50 ans parfois, et même plus. Dans un âge avancé, elle procure un effet de rajeunissement incontestable, surtout si le nez était fort disgracieux auparavant.
Une rhinoplastie est pratiquée sous anesthésie générale, dans la majorité des cas. Un court séjour, en hôpital ou en clinique, est indispensable : 48 h en général. La vie sociale peut reprendre après 10 jours.