La peinture moderne se laisse difficilement encadrer entre deux dates butoirs, comme c'est le cas pour n'importe quelle période artistique. On trouve toujours des prémisses avant, et des successeurs par la suite. Toutefois, on fixe par convention les débuts de l'art moderne par "Les Demoiselles d'Avignon" de Pablo Picasso en 1907, pour ensuite se rendre jusqu'au milieu des années '60.
La peinture moderne a voulu sortir des carcans imposés par le classicisme. La peinture d'alors se caractérisait par des techniques particulières et des sujets courants, tirés généralement de l'Antiquité ou de la Bible. Il s'agissait d'imiter les anciens et de faire revivre un passé par ailleurs largement fantasmé. Le peintre d'alors travaille dans son atelier.
L'artiste moderne rompt cet enfermement et décide d'aller chercher l'inspiration dans la nature. La technique devient moins importante, elle doit plutôt être soumise au peintre plutôt que l'inverse.
Le Salon des refusés en 1863 marque le début de la modernité. Il comprenait une partie des oeuvres envoyées pour être exposées lors du Salon annuel des Artistes français, mais les membres de l'Académie avaient refusé 3000 oeuvres sur 5000. L'empereur Napoléon III décida de tenir un Salon pour exposer ces oeuvres et laisser le public juger. À cette époque, l'artiste ne pouvait se faire connaître que grâce à ces expositions. Un des signes de la peinture moderne est justement le rôle important que commence à jouer la galerie d'art, où il est possible à l'artiste d'exposer ses toiles et, peut-être, de se faire un nom.
C'est l'art contemporain qui succède à l'art moderne quand on voit de nouveaux mouvements apparaître, comme le pop art.