Dans le monde, on connaît deux familles de porcs-épics, comprenant chacune plusieurs espèces. Les premiers, les porcs-épics américains de la famille des Eréthizontidés, essentiellement arboricoles. Les seconds, les porcs-épics d’Afrique, d’Asie et d’Europe du sud-est, de la famille des Hystricidés, aux mœurs terrestres.
Un porc-épic est un animal très caractéristique. On le reconnaît à son dos recouvert de longs piquants. Environ 30 000 poils, durs et acérés, qui se détachent facilement en cas d’agression. Il faut ensuite quelques mois pour qu’ils se renouvellent. Ce gros mammifère rongeur vit dans les forêts, les bosquets de feuillus ou de résineux, dans des terriers aussi. Des terriers formés de nombreux réseaux de plusieurs mètres de long. Sa nourriture est essentiellement constituée de feuilles, de plantes, de glands, de bourgeons, d’aiguilles de pins, de champignons et de fruits. Il aime aussi grignoter l’aubier des arbres. N’oublions pas que c’est un rongeur !
C’est un animal solitaire, qui n’est actif que la nuit. Solitaire, il ne l ‘est plus quand arrive la saison de l’accouplement, c’est-à-dire en automne. Silencieux, il ne l’est plus non plus, car, pendant la période des amours, il lui arrive de crier, de gémir et de grogner afin de séduire sa femelle. Le tout ponctué de séances d’arrosage d’urine.
Avec une telle carapace, le porc-épic n’a pas beaucoup de prédateurs, hormis quelques grands carnassiers, comme le léopard ou le lycaon. La seule façon, pour en venir à bout, serait pour le carnassier, de retourner le porc-épic et de l’attaquer au ventre, car le ventre est dépourvu d’épines. Le porc-épic sait en effet se défendre. En cas d’attaque, il hérisse et déploie ses piquants. Puis il les fait vibrer pour annoncer son intention au prédateur. Il grogne, il gratte le sol. Ensuite, il s’avance vers l’ennemi en reculant.
Si un corps à corps se produit, les piquants du porc-épic se plantent dans le corps du prédateur et s’y enfoncent, de plus en plus, à chacun de ses mouvements. Il faut en effet savoir, que chaque piquant est pourvu de petits crochets, qui, une fois plantés, s’ouvrent et font avancer la pointe, à la vitesse de 1 mm par jour. De cette façon, ils peuvent atteindre un organe vital. Le seul prédateur du porc-épic, ce serait l’homme. Certaines peuplades africaines s’en nourrissent. Et là, le porc-épic est désarmé…