Le vaste domaine de la psychologie s'est intéressé, au-delà de l'individu, à l'aspect de groupe de la personne humaine. Cette recherche s'appelle la psychologie sociale, et s'attache à décrypter les interactions des personnes entre elles à l'intérieur d'un groupe, et aussi des interactions de la psychologie du groupe avec la psychologie personnelle. L'étude d'un champ aussi vaste permet de comprendre ce qui fait agir une foule, ce qui peut influencer une opinion, et donc aussi de la maîtriser, si c'est possible.
Suivre une formation de psychologie sociale se fait après de solides notions de psychologie, puisque c'est la base. Les cours vont aborder des sujets très intéressants et assez surprenants, puisqu'il s'agit de savoir ce qui fait agir les gens dès qu'ils ne sont plus seuls, et aussi, quelquefois, lorsqu'ils sont seuls en l'absence d'autres personnes.
Ainsi, la dissonance cognitive est un sujet vaste qui pose la question de savoir ce que l'esprit humain construit comme représentation mentale, d'après ce qui l'entoure et ce qu'il déforme de la réalité. Un évènement déstabilisant met le sujet face à une contradiction entre ce qu'il ressent et l'action qu'il va mener.
Une expérience étonnante, en rapport avec ce phénomène, est celle de Milgram sur la soumission à l'autorité. Un sujet doit infliger à une autre personne des décharges électriques de plus en plus fortes, suivant le même rythme des mauvaises réponses de la personne interrogée. La soumission vient du fait que le "tortionnaire" est sous l'autorité d'un chercheur (qui représente l'autorité). On s'aperçoit que le sujet étudié peut aller très loin en justifiant son acte par le fait qu'il est sous le contrôle du chercheur.
D'autres phénomènes, comme les rumeurs, sont aussi le champ d'études de la psychologie sociale. De quoi prouver que l'âme humaine n'a pas encore livré tous ses secrets.