Au centre de notre équipement endogène antidouleur, se trouvent les endorphines. Ces endorphines sont des neurohormones près de la morphine. Elles ont été découvertes par des chercheurs, lors de recherches sur la compréhension du mode de fonctionnement de cette drogue au pouvoir analgésique. Lorsque les chercheurs découvrirent dans notre cerveau des récepteurs spécifiques dans lesquels se fixe la morphine pour déclencher son action, ils se dirent donc que la nature ne nous avait pas fait avec ces récepteurs sans raison. Ils en déduisirent que les êtres humains fabriquent eux-mêmes leur morphine. En fait, il s'agit d'un groupe de substances, le plus souvent des peptides composés d'acides aminés, parmi lesquelles il y a les enképhalines. Ces substances sont euphorisantes et analgésiques à la fois.
Notre corps sécrète des endorphines dans les situations de douleur et de stress. Sachez qu'il en fabrique aussi dans les moments de plaisir, entre autres lorsque nous rions. Un bon fou rire déclenche une production très forte d'endorphines, ce qui explique pourquoi l'on se sent léger et euphorique après.
La thérapie par le rire est donc née ainsi. On cite souvent le cas de Norman Cousins, un Américain atteint d'une rare maladie, douloureuse et en principe mortelle, la collagénose. Cet homme s'aperçut que lorsqu'il riait, les douleurs s'endormaient pour environ deux heures. Il se prépara un programme à base de films drôles, de BD et autres sketches d'humoristes, et son état s'améliora. Nous devrions l'imiter!
L'exercice physique génère aussi une forte production d'endorphines. Ce sont elles qui permettent aux sportifs de haut niveau de dépasser leurs limites. Comme la morphine, les endorphines provoquent une sorte d'accoutumance. Celle-ci peut pousser certaines personnes à abuser des situations à l'occasion desquelles ils ressentent leurs effets: excès d'efforts sportifs, de tress professionnel...