Sur le calendrier, la période des Saints de Glace, se situe à la mi-mai. Elle correspond aux 11, 12 et 13 mai de chaque année, où l’on devrait fêter les Saints Mamert, Pancrace et Servais. Mais depuis 1960, lors du dernier concile de l’Église catholique, ces trois saints, sources d’inquiétudes de tant de jardiniers, de vignerons et d’agriculteurs, ont été remplacés par d'autres, beaucoup moins redoutés. En l’occurrence, Estelle, Achille et Rolande. Mais la légende persiste toujours.
Bien des dictons viennent conforter toutes ces craintes de gel. Ainsi, ne dit-on pas : « Avant Saint Servais, point d’été, après Saint Servais, plus de gelée », ou bien encore : « Attention, le premier des Saints de Glace, souvent tu en gardes la trace ».
En fait, cette période de gelées éventuelles ne serait nullement due à ces braves saints, d’après certains. Elle serait tout simplement la conséquence d’un phénomène astronomique, qui intervient chaque année, à la mi-mai. Dates qui correspondent, pour l’orbite de la terre, à la traversée d’un disque de poussières dans le système solaire, ce qui filtrerait considérablement les rayonnements du soleil.
À chacun son histoire, me direz-vous ! Cependant, il est une chose sûre, c’est que la période comprise entre le 10 mai et la fin mai, est encore extrêmement redoutée, d’autant que s’y ajoute le phénomène de la lune rousse qui correspond à la première lunaison après la fête de Pâques. Ainsi nommée, car elle roussit vraiment toutes les plantes qu’elle atteint.
D’ailleurs, un autre dicton ne dit-il pas à son sujet : « L’hiver n’est point passé que la lune rousse n’ait décliné ». Et ce dernier phénomène serait, aux dires des spécialistes, davantage redouté que les Saints de glace !