Quand une personne décède, c'est une lourde épreuve pour les familles. Avant les cérémonies d'inhumation ou d'incinération, il peut y avoir des deuils plus longs à faire, des veillées, avec présentation du corps. Le problème qui se pose est que dès la mort, la putréfaction peut commencer. Pour permettre une bonne présentation du corps, il faut alors avoir recours à des soins de conservation.
Ces soins de conservation ont d'autres noms. On peut parler de thanatopraxie, un néologisme formé à partir de racines grecques, de soins somatiques, d'art restaurateur. Généralement, le terme embaumement est réservé aux anciennes pratiques de l'Antiquité ou à celle qui vise une conservation de longue durée, comme le corps de Lénine exposé dans son mausolée.
Les soins de conservation funéraires sont réglementés. Il faut une autorisation qui peut être délivrée à la demande de la famille ou du décédé, si celui-ci en avait exprimé la volonté. Le médecin doit donner son accord et indiquer que rien ne s'oppose à cette pratique, et celui qui aura la charge de cette opération, le thanatopracteur, doit accepter.
Les produits utilisés varient. On peut se servir de glace carbonique dont le pouvoir réfrigérant va conserver le corps. Il existe aussi des produits formolés, mais ils sont généralement interdits en cas de crémation. Lorsque le corps brûle et devient cendres, les produits formolés peuvent dégager des gaz dangereux.
Si le défunt était atteint de certaines maladies, il ne pourrait pas non plus subir ce type d'actes. La variole, le choléra, le charbon et le VIH demandent des précautions particulières envers le défunt.