Quand les symptômes de la ménopause deviennent gênants, le mieux est d’envisager un traitement. Bien sûr, si ce ne sont que quelques rares bouffées de chaleur ou quelques épisodiques troubles du sommeil, cela peut être supportable. Mais quand les symptômes sont quasi quotidiens, au point de perturber la vie courante, mieux vaut se tourner vers le traitement hormonal de substitution, prescrit par un gynécologue ou un médecin généraliste. Justement en quoi consiste le traitement de la ménopause ?
Ce traitement, quelque peu controversé à une certaine époque suite à une étude américaine, porte le nom de THS, ou Traitement Hormonal de Substitution. Donc, en 2003, l’Agence Française de Sécurité des Produits de Santé ou Afssaps, ne conseillait ce traitement de la ménopause qu’aux femmes souffrant de troubles fonctionnels, comme les bouffées de chaleur, les suées durant le sommeil, les réveils nocturnes, et ce, pour une durée limitée à 2 ou 3 ans.
Aux autres femmes, l’Afssaps déconseillait le THS, même dans les cas de prévention de l’ostéoporose. Pourtant, à l’époque, on pensait que le traitement hormonal de substitution pouvait être efficace contre l’ostéoporose, mais il aurait fallu poursuivre le traitement pendant 7 ans, au moins. Et enfin, l’Afssaps soulevait également le problème d’une augmentation du risque du cancer du sein.
Deux ans après ces recommandations, une nouvelle étude du THS, tel qu’il est prescrit en France, menée par la Mutuelle Générale de l’Education Nationale, en arriva à la conclusion qu’aucune augmentation du risque du cancer du sein n’avait été observée, jusqu’à 5 années de traitement, avec l’association estrogène naturel cutané et progestérone naturelle micronisée.
C’est ainsi que les femmes ménopausées reprirent progressivement leur traitement, car les bénéfices sont vraiment réels. Le THS supprime les bouffées de chaleur, améliore largement le sommeil et évite la sécheresse vaginale. Là ne se limitent pas ses bienfaits, puisqu’il lutte contre le vieillissement de la peau, limite les troubles génito-urinaires, contribue à la prévention des maladies cardiaques et de l’ostéoporose, et enfin, il semblerait qu’il protège contre le développement de la maladie d’Alzheimer.