C’est vrai que les ruines de l’abbaye d’Ourscamp semblent avoir bénéficié de la main de l’homme, tant elles sont régulières. Et bien, c’est le cas ! Elles ont en effet été fabriquées à dessein, en 1807, par l’acquéreur de l’abbaye, Radix de Sainte-Foy. Désireux de bénéficier d’un cadre à la fois médiéval et romantique, il n’hésita pas à abattre la nef pour mieux dégager le remarquable élan de ces arcs de pierre. La nef comptait tout de même neuf travées !
L’abbaye Notre-Dame d’Ourscamp fut fondée en 1129, par l’évêque de Noyon, Simon de Vermandois, et, en même temps elle fut dotée de terres. L’abbatiale date du 12e siècle et fut agrandie au 13e. Plus de 500 moines vivaient à Ourscamp, à l’époque. Des aménagements furent entrepris entre 1677 et 1745. La Première Guerre mondiale n’épargna pas l’abbatiale, car son aile sud fut détruite par un incendie, suite à un bombardement allemand. Seule l’infirmerie, ou chambre des morts, fut épargnée.
Aujourd’hui, ce sont les serviteurs de Jésus et de Marie qui habitent les lieux. L’infirmerie sert de chapelle et les moines vivent dans un logis abbatial attenant.
L’abbaye d’Ourscamp se trouve en région Picardie, dans le département de l’Oise. Ourscamp est à 100 km au nord de Paris. Les ruines et la chapelle sont ouvertes à la visite toute l’année, y compris le week-end. À l’abbaye, on peut envisager de faire une retraite. On peut aussi s’y rendre pour réviser au moment des examens. Des chambres sont aménagées pour cela.
Justement, si vous envisagez, soit une visite à l’abbaye d’Ourscamp, soit une retraite, c’est sur le site abbaye-ourscamp, que vous trouverez toutes les informations utiles : orgue de l’abbaye, agenda de l’été, les frères d’Ourscamp, les nouvelles, l’hôtellerie, etc, etc.