Le système de bonus-malus avait été mis en place pour encourager les automobilistes à acheter des modèles moins polluants. On s'attendait à ce que ce dispositif ne coûte rien à l'État, car le malus perçu sur les voitures polluantes devait financer le bonus accordé. Le problème, c'est que les voitures propres ont été victimes de leur succès et que la hausse des prix du pétrole a encouragé les Français à se tourner vers des voitures non polluantes. Du coup, le ministre Éric Woerth a dit que le dispositif coûtait 200 millions d'euros à l'État.
L'idée qu'il a voulu aborder, en parlant de malus-malus, c'est de supprimer le bonus accordé aux voitures propres. Les acheteurs ne bénéficieraient plus d'aide de l'État, mais les acheteurs de véhicules polluants continueraient d'avoir à payer des malus. Toutefois, la Secrétaire d'État Nathalie Kosciusko-Morizet, à l'Écologie, s'oppose à une telle idée. Pour elle, le système doit encourager les acheteurs à se tourner vers les véhicules propres, pas à rapporter des sous à l'État.
Cependant, on s'accorde pour dire que le système actuel de bonus-malus doit être équilibré pour ne rien coûter à l'État. Peut-être se dirige-t-on vers un système où les bonus seront plus faibles et les malus plus importants... J'espère que mes explications vous auront éclairé.