Les chiffres romains nous sont familiers, aujourd?hui. Ne les utilise-t-on pas pour exprimer les siècles, par exemple? XVIIIe siècle, XXe siècle. Dans le milieu de l?édition, ne les retrouve-t-on pas pour numéroter les chapitres? Chapitre III, chapitre XII. En histoire, ne désigne-t-on pas les différents rois en nous servant de chiffres romains? Philippe VI, Louis XVI. Ne les trouve-t-on pas sur le cadran de certaines horloges et de quelques montres? Etc.
Malheureusement, ces abréviations destinées à notifier les différents nombres ne permettaient pas de calculer, au sens propre du terme. C?est-à-dire qu?il était impossible d?effectuer les quatre opérations, avec des nombres transcrits en chiffres romains. Ce qui est autorisé avec notre numération arabe.
Et pourtant, les Romains avaient eux aussi besoin de calculer! Ils s?en sortaient autrement en fait. Pour calculer, ils utilisaient des abaques à cailloux ou à jetons. L?abaque, c?est une simple table sur laquelle figurent plusieurs colonnes, chacune représentant une puissance de 10. Les cailloux ou les jetons étaient déposés dans les colonnes. Avec l?abaque, l?addition et la soustraction étaient assez simples à effectuer. La multiplication l?était beaucoup moins.
Si vous aussi, vous avez envie de connaître le fonctionnement d?un abaque, rendez-vous sur le site http://www.villemin.gerard.free.fr. Vous pourrez y effectuer des multiplications en utilisant l?abaque romain, ou le boulier, qui fut son successeur, beaucoup plus tard. En tout cas, bon apprentissage!